Emprunt obligataire

Emprunt obligataire de la Ville de Dakar : Khalifa Sall dénonce le double langage de l’Etat

kasREWMI.COM: Le maire de Dakar et ses projets donnent-ils des frissons aux hautes autorités de la République ? Depuis 4 années, la Ville de Dakar porte un projet ambitieux pour le bien être des populations sénégalaises. En lançant un emprunt obligataire d’une vingtaine de millions qui a reçu le soutien du gouvernement américain, de la Banque mondiale, des cités et Villes unies d’Afrique, malgré les 3 avis de non objection du gouvernement du Sénégal, l’approbation du conseil municipal,  c’est le blocage. L’édile de la capitale fustige le langage flou des autorités et tacle le ministre Amadou Ba. De l’argent qui ne va pas dans le fonctionnement. De l’argent emprunté pour permettre à une collectivité locale de disposer de ressources autres que les taxes et recettes. Cela fait quatre ans que la Ville de Dakar mobilise ses ressources humaines, plus de quatre milliards, dans des études pour un projet ambitieux et révolutionnaire.

Cela fait sortir de leurs gonds des élus, comme Moussa Sy et Alioune Ndoye. Mais hier, le maire de Dakar les a tempérés. Ses partenaires, l’Usaid, la Bm, cherchent des voies et moyens pour une issue heureuse. Les services du ministère des finances  ne parlent pas le même langage. «Un ministre qui dit ne pas être informé», alors que l’Etat a signé. Il s’est rétracté par la suite.

Sénégal: le blocage d’un emprunt dakarois fait polémique

RFI: Pour financer ses projets, la ville de Dakar devait lancer en ce mois de mars, avec la fondation Bill Gates, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et la Banque mondiale, un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA (30 millions d'euros). Mais voilà, au dernier moment, le gouvernement a décidé de bloquer l'emprunt au grand dam du maire de la capitale, le socialiste Khalifa Sall, qui s'est expliqué vendredi 13 mars lors d'un conseil municipal.

Jeudi 12 mars, à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Mahammed Dionne a évoqué des raisons techniques, notamment le niveau d'endettement de la ville de Dakar, pour justifier la décision de l'Etat sénégalais.

Certains conseillers municipaux pensent plutôt que l'objectif est de bloquer un potentiel adversaire du président Macky Sall à la prochaine présidentielle. Le maire de Dakar ne va pas jusque-là : « Pourquoi maintenant ils [disent] que ce sont des raisons techniques ? Il n’y a plus d’arguments techniques valables. Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire parce que tous les partenaires se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non objection. » Est-ce alors une décision contre Khalifa Sall ? « Non, pense l’intéressé. En tout cas, on ose croire, on ose espérer que l’Etat du Sénégal n’est pas à ce niveau. »

La ville de Dakar autorisée à émettre un emprunt obligataire de 20 milliards FCFA

brvmAPS: Le conseil municipal de Dakar a autorisé jeudi la ville de Dakar à émettre un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA sur le marché de l’espace de l’Union monétaire économique ouest-africaine (UMOA) pour le financement d’infrastructures urbaines au profit des couches urbaines les plus démunies, a constaté l’APS.

L’emprunt permettra à la capitale sénégalaise, qui compte 1,1 million d’habitants et concentre 75% du chiffre d’affaires des entreprises du pays, de financer la modernisation de ses espaces commerciaux.

Réunis en session extraordinaire, les élus de Dakar ont évacué ce seul point de leur ordre du jour.

Les autres points sont soumis en commission pour mardi. Il s’agit de l'acceptation de la subvention d’un million de dollars de la Fondation Rockefeller pour développer la stratégie de résilience de la ville de Dakar, l'adhésion au réseau des "100 villes résilientes" créé par la Fondation Rockefeller, mais aussi l'adhésion au réseau des "Villes de l’Aéropostale".

De même, la commission de prononcera sur l'autorisation de signer une convention de prêt avec la Société générale de banque au Sénégal (SGBS) pour un montant de quatre milliards de francs CFA.

Pages

S'abonner à RSS - Emprunt obligataire