FETE DE LA TABASKI: La mairie de Dakar attribue une aide financière aux familles démunies

SUD QUOTIDIEN: Le centre de promotion et de réinsertion sociale de Liberté 2B est pris d’assaut par les populations de Grand Yoff, Dieupeul Derklé et Hann Mariste. Ces derniers subissent des enquêtes sociales afin de pouvoir bénéficier d’une aide financière pour la prochaine fête de Tabaski.

Devant le centre de promotion et de réinsertion social (Cprs) de liberté 3 B, sis à l’avenue Bourguiba, une longue file indienne attire l’attention. En cette après midi de mardi 03 septembre, malgré la forte chaleur  hivernale et le soleil qui tapent au dessus de leurs têtes, ces personnes  dont la plupart sont des femmes, ne se soucient guerre de cela. Leur seul objectif est d’accéder au centre pour subir une enquête sociale leur permettant de pouvoir bénéficier d’une aide attribuée par la mairie de Dakar pour la Tabaski 2013.

Suivant le rang, Nani Niane, habitante de Grand Yoff explique avoir «déposé cette demande d’aide pour la fête de la Tabaski" parce qu'elle "vit dans une famille démunie et ne travaille pas alors" qu'elle a " 4 enfants à" sa "charge ». A quelques encablures, deux femmes âgées d’une cinquantaine d’années sont assises sous un arbre, la fatigue se lit sur leurs visages. Interpellées, l’une d’elle , Anta Ndiaye, confie : « Nous sommes des femmes dont les maris sont des retraités avec de nombreux enfants qui ne travaillent pas. C’est pour cette raison que nous avons déposé cette demande tout en espérant pouvoir en bénéficier». Et sa compagne, Marème Seydou Dème,  de renchérir : «Nous sommes venues de Grand Yoff uniquement pour faire cette enquête parce que la vie est difficile maintenant car tout est devenu cher. Nous avons déjà subi l’enquête, nous sommes là (sous l’arbre ) pour nous reposer car nous nous sommes tenues debout pendant des heures pour suivre le rang».

Comme ces femmes, les hommes aussi sont venus demander de l’aide à la mairie de Dakar, même si leur effectif n’est pas aussi fourni, contrairement à celui des femmes. Assis sur une chaise en plastique, en face du centre, Mamadou Diop, maçon de son état, âgé de 42 ans, soutient: «Je demande de l’aide parce que je ne  travaille plus régulièrement depuis presque une année. Je ne peux même pas trouver un chantier. La vie est dure donc je suis venu pour tenter ma chance».

Trouvé dans son bureau, les yeux rivés sur son ordinateur, Abib Ndiaye, assistant social, directeur du centre, est revenu sur la procédure pour l’obtention de cette aide. «D’abord il faut adresser une demande au maire de Dakar, Khalifa Sall. Ensuite, le bureau courrier de l’hôtel de ville va délivrer au demandeur un numéro de dépôt. Le demandeur se présente au centre avec sa pièce d’identité nationale  et son numéro de dépôt avant de subir une enquête sociale. Enfin, les dossiers seront transmis  à la division du développement social où la sélection va se faire», renseigne t-il. Selon Abib Ndiaye , cette aide est destinée aux  personnes en situation de grande précarité tout en précisant : «Les femmes sont plus nombreuses à demander ce soutien, surtout les femmes divorcées et les veuves avec une forte progéniture».

Il a indiqué que le centre de promotion et de réinsertion sociale (Cprs) de liberté 2B regroupe les  demandeurs des  quartiers de Grand Yoff, Dieuppeul Derklé et Hann bel Air. «Depuis le 19 août, date du démarrage  des entretiens, nous avons enregistré 6086 dossiers dont 4121 venant de  grand Yoff ,835 de Dieuppeul-Derklé et 1124 de  Hann Bel Air, à deux jours de la clôture, car on termine le 04 Septembre».