La Mairie

Contentieux Mairie de Dakar/Cheikh Tall Dioum : le titre foncier du Cinéma El Mansour de Grand Dakar en cause

La Mairie de Dakar est en contentieux avec l’homme d’affaires Cheikh Tall Dioum. La révélation a été faite hier par le maire Khalifa Sall, lors de la séance du Conseil municipal pour l’examen du budget 2015. C’est le cinéma El Mansour de Grand-Dakar qui oppose la Ville et l’homme d’affaires. «Il faut mettre en place dans une semaine une commission de litiges pour vider le plus rapidement le contentieux avec Cheikh Tall Dioum. Il aurait dit qu’on lui a vendu le local du cinéma et qu’il disposerait du titre foncier, alors que la mairie a tous les documents», a indiqué Khalifa Sall..

Mairie de Dakar : Le budget de l’année 2015 adopté à près de 47 milliards

46 869 287 564 Fcfa. C’est le montant du budget de l’exercice 2015 de la ville de Dakar en recettes et dépenses. Ceci est un grand pas en avant, selon le maire de Dakar Khalifa Sall, qui considère que ce budget a été retravaillé « parce qu’avant cette réunion, il était de 41 milliards ». 

En effets, les conseillers ont été dans l’obligation de prendre en compte certains investissements, donc de les intégrer. Khalifa Sall a tenu tout de même à rappeler que ce budget est « un budget de consolidation dédié à l’investissement unique ». 

Khalifa SALL: « Le budget de la Ville de Dakar ne peut que baisser du fait de l’Acte 3 »

A l’occasion de l’examen du budget de la mairie de la ville de Dakar, Khalifa Sall maire de ladite ville estime que le budget ne peut que baisser du fait de l’acte 3 de la décentralisation. Avec les changements majeurs engendrés, « 8 milliards de recettes ont quitté la ville pour aller dans les communes, sans compter les 4 milliards de dépenses qui y sont aussi allées ». Ce qui entraine une baisse des recettes ordinaires de la Ville. « Les recettes de la Ville baisse parce que les compétences liées à la Ville sont maintenant exercées par les communes. Rien qu’au niveau de nos moyens d’action, il y a eu compensation. Nous avons compensé par des ressources ou des moyens fiscaux ». 

La Mairie veut faire de Dakar une ville lumière

« Nous avons de grands projets structurants », a déclaré le maire de Dakar, Khalifa Sall. Il annonce que la voirie, estimée à 13 milliards, se poursuivra, en plus de l’éclairage public qui se termine. Au terme de ces deux projets, le maire de Dakar prévoit 5000 autres points lumineux en 2015. 

« Les standards internationaux en matière d’éclairage correspondant à la sécurité des agglomérations veulent que Dakar ait au moins 40 000 points lumineux. Nous sommes aujourd’hui à 32 000 points lumineux donc nous avons un gap de 8000 points. Les 5000 seront mis en 2015 et le reste en 2016 ».

La Mairie veut faire de Dakar une ville lumière

« Nous avons de grands projets structurants », a déclaré le maire de Dakar, Khalifa Sall. Il annonce que la voirie, estimée à 13 milliards, se poursuivra, en plus de l’éclairage public qui se termine. Au terme de ces deux projets, le maire de Dakar prévoit 5000 autres points lumineux en 2015. 

« Les standards internationaux en matière d’éclairage correspondant à la sécurité des agglomérations veulent que Dakar ait au moins 40 000 points lumineux. Nous sommes aujourd’hui à 32 000 points lumineux donc nous avons un gap de 8000 points. Les 5000 seront mis en 2015 et le reste en 2016 ».

COMMUNIQUE DE PRESSE: Amélioration des ressources de la Ville de Dakar; la Banque Mondiale présente ses conclusions

Dans le cadre de l’appui de la Banque Mondiale au secteur fiscal de la Ville de Dakar, le  projet de mise en place de la stratégie d'amélioration des recettes de la Ville a été lancé dans sa première phase en Septembre 2013, avec l’ensemble des acteurs de la chaine fiscale sénégalaise.

 Dans l’optique d’accompagner la Ville à maitriser la gestion de ses ressources, il est prévu un atelier de restitution des conclusions générales des études réalisées par les consultants de la Banque Mondiale, le mardi 03 mars 2015 à 10h précises à l’hôtel Terrou Bi.

 Cette rencontre inclusive qui réunira tous les acteurs de la chaine fiscale, sera l’occasion de présenter  et de partager  les études réalisées sur : les recettes de marché, les recettes de stationnement, les recettes sur la taxe sur la publicité, le cadastre et l’adressage, l’informatique et le recouvrement.

Liste des anciens Maires de Dakar

Les Maires de 1887 à nos jours :

1887 : Jean ALEXANDRE

1892 : Charles de Margueritte MONFORT

1896 : Jean ALEXANDRE

1898 : Fernand MARSAT

1903 : TEISSEIRE

1908 : André MASSON

1919 : LAVIE

Liste des anciens Maires de Dakar

Les Maires de 1887 à nos jours :

1887 : Jean ALEXANDRE

1892 : Charles de Margueritte MONFORT

1896 : Jean ALEXANDRE

1898 : Fernand MARSAT

1903 : TEISSEIRE

1908 : André MASSON

1919 : LAVIE

Sénégal: le blocage d’un emprunt dakarois fait polémique

RFI: Pour financer ses projets, la ville de Dakar devait lancer en ce mois de mars, avec la fondation Bill Gates, l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et la Banque mondiale, un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA (30 millions d'euros). Mais voilà, au dernier moment, le gouvernement a décidé de bloquer l'emprunt au grand dam du maire de la capitale, le socialiste Khalifa Sall, qui s'est expliqué vendredi 13 mars lors d'un conseil municipal.

Jeudi 12 mars, à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, le Premier ministre Mahammed Dionne a évoqué des raisons techniques, notamment le niveau d'endettement de la ville de Dakar, pour justifier la décision de l'Etat sénégalais.

Certains conseillers municipaux pensent plutôt que l'objectif est de bloquer un potentiel adversaire du président Macky Sall à la prochaine présidentielle. Le maire de Dakar ne va pas jusque-là : « Pourquoi maintenant ils [disent] que ce sont des raisons techniques ? Il n’y a plus d’arguments techniques valables. Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire parce que tous les partenaires se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non objection. » Est-ce alors une décision contre Khalifa Sall ? « Non, pense l’intéressé. En tout cas, on ose croire, on ose espérer que l’Etat du Sénégal n’est pas à ce niveau. »

Emprunt obligataire de la Ville de Dakar : Khalifa Sall dénonce le double langage de l’Etat

kasREWMI.COM: Le maire de Dakar et ses projets donnent-ils des frissons aux hautes autorités de la République ? Depuis 4 années, la Ville de Dakar porte un projet ambitieux pour le bien être des populations sénégalaises. En lançant un emprunt obligataire d’une vingtaine de millions qui a reçu le soutien du gouvernement américain, de la Banque mondiale, des cités et Villes unies d’Afrique, malgré les 3 avis de non objection du gouvernement du Sénégal, l’approbation du conseil municipal,  c’est le blocage. L’édile de la capitale fustige le langage flou des autorités et tacle le ministre Amadou Ba. De l’argent qui ne va pas dans le fonctionnement. De l’argent emprunté pour permettre à une collectivité locale de disposer de ressources autres que les taxes et recettes. Cela fait quatre ans que la Ville de Dakar mobilise ses ressources humaines, plus de quatre milliards, dans des études pour un projet ambitieux et révolutionnaire.

Cela fait sortir de leurs gonds des élus, comme Moussa Sy et Alioune Ndoye. Mais hier, le maire de Dakar les a tempérés. Ses partenaires, l’Usaid, la Bm, cherchent des voies et moyens pour une issue heureuse. Les services du ministère des finances  ne parlent pas le même langage. «Un ministre qui dit ne pas être informé», alors que l’Etat a signé. Il s’est rétracté par la suite.

Emprunt obligataire de la Ville de Dakar : Khalifa Sall dénonce le double langage de l’Etat

kasREWMI.COM: Le maire de Dakar et ses projets donnent-ils des frissons aux hautes autorités de la République ? Depuis 4 années, la Ville de Dakar porte un projet ambitieux pour le bien être des populations sénégalaises. En lançant un emprunt obligataire d’une vingtaine de millions qui a reçu le soutien du gouvernement américain, de la Banque mondiale, des cités et Villes unies d’Afrique, malgré les 3 avis de non objection du gouvernement du Sénégal, l’approbation du conseil municipal,  c’est le blocage. L’édile de la capitale fustige le langage flou des autorités et tacle le ministre Amadou Ba. De l’argent qui ne va pas dans le fonctionnement. De l’argent emprunté pour permettre à une collectivité locale de disposer de ressources autres que les taxes et recettes. Cela fait quatre ans que la Ville de Dakar mobilise ses ressources humaines, plus de quatre milliards, dans des études pour un projet ambitieux et révolutionnaire.

Cela fait sortir de leurs gonds des élus, comme Moussa Sy et Alioune Ndoye. Mais hier, le maire de Dakar les a tempérés. Ses partenaires, l’Usaid, la Bm, cherchent des voies et moyens pour une issue heureuse. Les services du ministère des finances  ne parlent pas le même langage. «Un ministre qui dit ne pas être informé», alors que l’Etat a signé. Il s’est rétracté par la suite.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar : les raisons de la suspension ne sont pas valables, selon Khalifa Sall

APS: Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a jugé vendredi non valables les «raisons techniques» invoquées par le gouvernement du Sénégal pour suspendre l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA prévu par la municipalité de la capitale.

«Pour la suspension de l’emprunt, ils (les membres du gouvernement) ont dit que c’est des raisons techniques, mais il n’y a plus d’arguments techniques valables», a-t-il déclaré à des journalistes à l’issue d’une session extraordinaire du conseil municipal de Dakar.

«Sur toutes les interpellations, a soutenu Khalifa Sall, d’abord avec le ministre des Finances, en comité technique, en sa présence et en présence des bailleurs, sur la base de mémoires (…) nous avons démontré que ces arguments n’étaient pas recevables.»

Il trouve «navrante» cette «attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».

«Que ce soit des arguments sur la discontinuité, que ce soit des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», a fait valoir Khalifa Sall.

En 2014, le conseil municipal de Dakar a autorisé la mairie de lancer un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le but de trouver de l’argent pour financer des infrastructures.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar : les raisons de la suspension ne sont pas valables, selon Khalifa Sall

APS: Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a jugé vendredi non valables les «raisons techniques» invoquées par le gouvernement du Sénégal pour suspendre l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA prévu par la municipalité de la capitale.

«Pour la suspension de l’emprunt, ils (les membres du gouvernement) ont dit que c’est des raisons techniques, mais il n’y a plus d’arguments techniques valables», a-t-il déclaré à des journalistes à l’issue d’une session extraordinaire du conseil municipal de Dakar.

«Sur toutes les interpellations, a soutenu Khalifa Sall, d’abord avec le ministre des Finances, en comité technique, en sa présence et en présence des bailleurs, sur la base de mémoires (…) nous avons démontré que ces arguments n’étaient pas recevables.»

Il trouve «navrante» cette «attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».

«Que ce soit des arguments sur la discontinuité, que ce soit des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», a fait valoir Khalifa Sall.

En 2014, le conseil municipal de Dakar a autorisé la mairie de lancer un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le but de trouver de l’argent pour financer des infrastructures.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar: Khalifa Sall dément Amadou Ba

Lors du passage du Premier ministre devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba avait rappelé que la mairie de Dakar n’était pas à son premier essai concernant l’appel public à l’épargne. Le maire d’alors Pape Diop avait voulu faire la même opération mais il avait fait face au refus du gouvernement qui avait estimé que les conditions financières de la ville ne permettaient pas de faire une telle opération.

Oui, Pape Diop avait voulu faire un emprunt obligataire mais les raisons avancées par le ministre de l’Économie ne sont pas les vraies raisons qui ont fait que le projet de Pape Diop n’ait pas été validé, à en croire Khalifa Sall. “Quand la ville de Dakar avait fait cette démarche, il y avait un obstacle institutionnel. A ce moment, il y avait un vide juridique, le CREPMF n’avait pas de texte pour accueillir les collectivités locales. Les textes ont eu lieu en 2009.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar: Khalifa Sall dément Amadou Ba

Lors du passage du Premier ministre devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba avait rappelé que la mairie de Dakar n’était pas à son premier essai concernant l’appel public à l’épargne. Le maire d’alors Pape Diop avait voulu faire la même opération mais il avait fait face au refus du gouvernement qui avait estimé que les conditions financières de la ville ne permettaient pas de faire une telle opération.

Oui, Pape Diop avait voulu faire un emprunt obligataire mais les raisons avancées par le ministre de l’Économie ne sont pas les vraies raisons qui ont fait que le projet de Pape Diop n’ait pas été validé, à en croire Khalifa Sall. “Quand la ville de Dakar avait fait cette démarche, il y avait un obstacle institutionnel. A ce moment, il y avait un vide juridique, le CREPMF n’avait pas de texte pour accueillir les collectivités locales. Les textes ont eu lieu en 2009.

Emprunt obligataire: Khalifa Sall dénonce le « wakh wakhète » du régime de Macky Sall

Le blocage de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar par l’Etat du Sénégal a mis le maire de Dakar dans tous ses états.

« Ce qui nous gène c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire, c’est gênant. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, que ce soit l’Usaid, la Banque mondiale… se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection. Le fait pour l’Etat de se rétracter, le wakh wakhète de l’Etat n’est pas sans conséquence, parce qu’il y a une loi de 1970 qui régente un peu les décisions de l’Etat et les modalités, les conditions, les moyens par lesquels, il peut revenir sur ses décisions. Mais surtout il y a eu des jurisprudences de la Cour suprême portant sur des noms très célèbres ».

Dans cet ordre d’ides, avance le maire de Dakar, « quand l’Etat prend une décision pour une personne, pour une institution, et cette décision crée des avantages, ou crée des conséquences, il ne peut pas se rétracter, au-delà de deux mois ».

Emprunt obligataire: Khalifa Sall dénonce le « wakh wakhète » du régime de Macky Sall

Le blocage de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar par l’Etat du Sénégal a mis le maire de Dakar dans tous ses états.

« Ce qui nous gène c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire, c’est gênant. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, que ce soit l’Usaid, la Banque mondiale… se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection. Le fait pour l’Etat de se rétracter, le wakh wakhète de l’Etat n’est pas sans conséquence, parce qu’il y a une loi de 1970 qui régente un peu les décisions de l’Etat et les modalités, les conditions, les moyens par lesquels, il peut revenir sur ses décisions. Mais surtout il y a eu des jurisprudences de la Cour suprême portant sur des noms très célèbres ».

Dans cet ordre d’ides, avance le maire de Dakar, « quand l’Etat prend une décision pour une personne, pour une institution, et cette décision crée des avantages, ou crée des conséquences, il ne peut pas se rétracter, au-delà de deux mois ».

Rejet de l’emprunt obligataire de Dakar : Khalifa Sall démonte Amadou Bâ

Le maire de Dakar a choisi son Conseil municipal pour porter la réplique aux membres du gouvernement. Khalifa Sall se dit convaincu que les arguments brandis par les services de Amadou Ba, pour bloquer l’emprunt obligataire de la ville de Dakar, ne sont pas solides.

Le blocage par l’Etat du Sénégal de l’emprunt obligataire souscrit par la ville de Dakar est un acte «gênant» et «surprenant», selon le maire de Dakar Khalifa Sall. «Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est l’attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, nous a donné son avis de non-objection et qui aujourd’hui, dépose des arguments qui, pour nous, ne peuvent pas prospérer. 

Tous ces éléments, l’Etat en disposait en juillet 2014, quand il donnait son avis de non-objection. Pourquoi maintenant, c’est ça qui nous gêne», a indiqué le maire de Dakar à l’issue d’une session ordinaire du Conseil municipal de la ville, dont l’un des principaux points a été cet emprunt. 

La sortie du maire de Dakar, qui intervient au lendemain de celle du Premier ministre et de ses ministres devant les parlementaires, a surtout battu en brèche les arguments avancés par l’argentier de l’Etat pour expliquer son opposition à cette opération de levée de fonds. Selon Khalifa Sall, depuis quatre ans que ses services travaillent sur ce dossier, l’Etat du Sénégal a toujours été présent. Aussi bien en 2012 qu’en avril et juillet 2014, indique-t-il, l’Etat du Sénégal a marqué son accord par des avis de non-objection délivrés à la Ville et à son dossier. «Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, l’Usaid, la Banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, l’ont tous fait parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection», indique-t-il. Le retour en arrière de l’Etat du Sénégal pourrait ainsi avoir des conséquences. 

Rejet de l’emprunt obligataire de Dakar : Khalifa Sall démonte Amadou Bâ

Le maire de Dakar a choisi son Conseil municipal pour porter la réplique aux membres du gouvernement. Khalifa Sall se dit convaincu que les arguments brandis par les services de Amadou Ba, pour bloquer l’emprunt obligataire de la ville de Dakar, ne sont pas solides.

Le blocage par l’Etat du Sénégal de l’emprunt obligataire souscrit par la ville de Dakar est un acte «gênant» et «surprenant», selon le maire de Dakar Khalifa Sall. «Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est l’attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, nous a donné son avis de non-objection et qui aujourd’hui, dépose des arguments qui, pour nous, ne peuvent pas prospérer. 

Tous ces éléments, l’Etat en disposait en juillet 2014, quand il donnait son avis de non-objection. Pourquoi maintenant, c’est ça qui nous gêne», a indiqué le maire de Dakar à l’issue d’une session ordinaire du Conseil municipal de la ville, dont l’un des principaux points a été cet emprunt. 

La sortie du maire de Dakar, qui intervient au lendemain de celle du Premier ministre et de ses ministres devant les parlementaires, a surtout battu en brèche les arguments avancés par l’argentier de l’Etat pour expliquer son opposition à cette opération de levée de fonds. Selon Khalifa Sall, depuis quatre ans que ses services travaillent sur ce dossier, l’Etat du Sénégal a toujours été présent. Aussi bien en 2012 qu’en avril et juillet 2014, indique-t-il, l’Etat du Sénégal a marqué son accord par des avis de non-objection délivrés à la Ville et à son dossier. «Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, l’Usaid, la Banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, l’ont tous fait parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection», indique-t-il. Le retour en arrière de l’Etat du Sénégal pourrait ainsi avoir des conséquences. 

Khalifa Sall menace : « Cette situation est gênante pour tout le monde, et si cette situation devait perdurer, nous sommes aussi un pays de droit… »

Le maire de Dakar est très remonté par les arguments du Premier ministre Mohamed Dionne, hier face aux députés qui faisait état d’une dette de la ville de Dakar pour justifier la suspension de l’emprunt obligataire. « On nous parle d’endettement de la ville et de compte spéciaux, mais la seule chose qu’ils ne veulent pas dire, c’est qu’il y a deux types d’endettement : un long terme qui sera payé par l’argent de la ville et un endettement de treize ans que nous paierons jusqu’en 2023. Ce sont les seuls prêts que la trésorerie  va payer » dira-t-il. 

Khalifa Sall qui subodore une volonté du Gouvernement de lui nuire, a noté qu’il ne s’aviserait jamais par des endettements à mettre en danger une collectivité locale qu’il dirige. « Ils savent qu'entre l’encours de la dette et le service, c’est au niveau du service qu’on apprécie la soutenabilité d'un endettement. D’ici 2023, chaque année le maximum que la ville va payer c’est 1,7 milliard. Et cela, ils le savent mieux que moi, donc quand ils viennent à donner un chiffre, sans dire quel est l’encours et quel est le service de la dette, il y une volonté qu’on n’ose pas qualifier » précisera-t-il. 

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