LES TRAVAILLEURS DES COLLECTIVITES LOCALES EN GREVE à Dakar, Guédiawaye, Rufisque et Pikine

Les structures de toutes les mairies seront paralysées à partir d’aujourd’hui, mardi 16 décembre. Cette décision a été prise hier, dans les locaux de l’hôtel de ville de Dakar, à l’issue de l’Assemblée générale de la Coalition de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales. Les protestataires comptent mettre en exécution leurs menaces pour exiger le paiement de leurs salaires du mois de novembre 2014 par les communes.

Agacés par le retard des paiements de salaire des mairies érigées en communes de plein exercice de Dakar comme Guédiawaye, Rufisque et Pikine, la Coalition de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales a haussé le ton en menaçant de paralyser à partir d’aujourd’hui mardi 16 décembre, toutes les structures des collectivités locales comme les états civils et les centres de soins.  

L’annonce a été faire hier à l’occasion d’une grande assemblée générale de protestation tenue à l’hôtel de ville de Dakar. Selon Sidiya Ndiaye, président de l’intersyndicale des travailleurs des collectivités locales, « les salaires des agents des collectivités locales du mois de novembre 2014 n‘ont pas jusqu’à présent été payés ». 

Pour le président de la coalition, c’est aux autorités de prendre leurs responsabilités. « La ville de Dakar a mis à leur disposition plus de 700 millions de FCFA. Un montant qu’il juge suffisant pour payer les 622 travailleurs dont la masse salariale est estimée à 200 millions de FCFA. Sidya Ndiaye de faire remarquer, que l’intersyndicale a décidé d’organiser la riposte.  «Trop c’est trop ! La coupe est pleine !», a-t-il martelé. Avant d’annoncer qu’ils vont paralyser tous les services et les démembrements des collectivités locales pour se faire entendre. 

La coalition de l’intersyndicale de rappeler également aux maires de comprendre que les élections sont derrière nous et qu’ils doivent travailler. D’après le président de l’intersyndicale, rien ne sera comme avant et il faut qu’on arrête de gérer les communes d’une manière informelle. Les maires sont à la tête des communes de pleins exercices et au-delà des salaires, il y a le problème de la prise en charge médicale et d’autres avantages. 

Le président pense que rien ne pourra les retenir pour mettre en œuvre leur plan d’action et ils comptent aller jusqu’au bout. « Toutes les structures des collectivités locales seront paralysées si les mairies ne prennent pas leurs responsabilités. Aujourd’hui toutes les collectivités locales vont arrêter le travail, jusqu’au paiement des salaires et nous sommes prêts à déposer un préavis de grève. On ne reculera devant rien ! Il faut que les maires apprennent à respecter les agents des collectivités», conclut-il.