Le Maire

Sommet Africités : la bataille entre Johannesburg et Dakar pour la présidence

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, perdra-t-il la présidence des Cités et gouvernements locaux unis d'Afrique (CGLUA) ? Les villes sud-africaines, ont présenté, face à lui, le maire de Johannnesburg, Parks Tau, lors du septième sommet Africités. Verdict le 2 décembre.

Il faut, bien sûr, savoir proportion garder. Il n’empêche, le Sommet Africités, qui se tient du 29 novembre au 3 décembre, à Johannesburg, a des allures de remake de la campagne de Nkosazana Dlamini-Zuma pour la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), en 2012, contre le Gabonais Jean Ping.

Comme à Addis-Abeba, la démonstration de puissance sud-africaine a de quoi impressionner. Pour « son » sommet, la capitale économique sud-africaine a réservé le Centre des conventions de Sandton, vaste bâtiment de marbre et de verre, dont les cinq étages climatisés surplombent ce quartier d’affaires ultra-moderne. Le maire de Johannesburg, Parks Tau, est candidat. Mais, précise-t-il à Jeune Afrique, ce n’est pas lui qui s’est présenté mais les villes d’Afrique australe qui ont proposé sa candidature. « Mon souhait, c’est qu’un consensus puisse se dégager, sans que l’on ait à passer par un vote », insiste-t-il. Une position qui rappelle celle de Dlamini-Zuma.

Khalifa Sall: « Les cités doivent devenir maîtres de leur destin »


La 7eme édition du sommet Africités s’est ouverte dimanche à Johannesbourg sous le thème  « Construire l’Afrique avec ses populations, la contribution des autorités territoriales d’Afrique à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine ».

Khalifa Sall a invité dimanche les populations africaines à prendre leur destin main rapporte l’APS.

’’Les populations africaines doivent concevoir, conduire et réaliser les actions afin d’être maîtresses de leur destin, et non plus tendre tout le temps la main », a  souligné le maire de Dakar par ailleurs président de l’organisation « Cités et Gouvernements locaux d’Afrique » (CGLU-A).

De son coté, le maire de Johannesburg et hôte du sommet, Parks Tau après une brève présentation de sa ville,  a estimé que  les collectivités locales africaines ont une immense contribution à apporter à la réalisation de la Vision 2063 de l’Union africaine, telle qu’énoncée dans la Charte africaine sur les valeurs et les principes de gouvernance et de développement local.

Présidée par le ministre sud-africain du Plan, Jeff Radebe, la  rencontre va permettre des sessions thématiques, des échanges entre autorités locales, partenaires privés, société civile et partenaires au développement. C’est dans cette perspective que Khalifa Sall a exhorté les participants à aller vers des discussions franches au service unique de leurs cités.

ECLAIRAGE PUBLIC – AVEC PRÈS DE 40 MILLE POINTS LUMINEUX, LA VILLE DE DAKAR SUR LES STANDARDS INTERNATIONAUX

" Nous sommes à 33 mille points lumineux dans la ville de Dakar. Nous devons faire 40 mille pour atteindre les standards internationaux. Nous avons 5000 points lumineux qui vont démarrer dans moins d’un mois», a annoncé le maire de Dakar, lors d’un échange avec ses administrés et auquel ont pris part les activistes du mouvement Y en a marre. 

Khalifa Sall qui a fait de l’éclairage public une priorité, de regretter toutefois que les panneaux lumineux fassent souvent l’objet d’un vol. «Le drame, c’est qu’on vole tous les panneaux solaires. C’est même décourageant. On vole les cuivres des feux rouges. On a perdu 12 poteaux sur la corniche ouest à cause des automobilistes, et rien ne se passe", peste-t-il. 

 

BABACAR MBAYE

Le président de CGLU-AFRIQUE invite les Etats africains invités à ratifier la charte africaine sur la décentralisation

APA NEWS : Le Président de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUA), Khalifa Sall, a invité les Etats africains à ratifier la Charte africaine sur les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local.

Il s'exprimait ce dimanche lors de l'ouverture officielle de la 7 eme édition de Africités qui se tient à Johannesbourg (Afrique du Sud). 

« Cités et Gouvernements Locaux Unis d'Afrique (CGLUA), s'inspire largement de la vision de l'Union africaine de bâtir une Afrique intégrée, prospère et en paix, dirigée par ses citoyens et constituant une force dynamique sur la scène mondiale. Nous sommes engagés et résolus à promouvoir les valeurs et les principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local en Afrique comme préalable à l'amélioration des conditions de vie de l'ensemble des peuples du continent », a-t-il souligné, après avoir fait le constat de la réticence de nombreux Etats africains à « joindre l'acte à la parole».

Inspirée de la Déclaration de Yaoundé adoptée par les ministres africains en charge de la décentralisation et du développement local le 29 octobre 2005, la Charte de la Décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local engage les Etats africains à laisser les Collectivités locales « assurer librement leur administration par des assemblées délibératives et des organes exécutifs démocratiquement élus, conformément aux dispositions de la loi». 

SOMMET AFRICITÉS : KHALIFA SALL APPELLE LES POPULATIONS AFRICAINES À ÊTRE LES MAÎTRESSES DE LEUR DESTIN

Johannesburg (Afrique du Sud), 30 nov (APS) – Le maire de Dakar et président de l’organisationn "Cités et Gouvernements locaux d’Afrique" (CGLU-A), Khalifa Sall, a invité, dimanche à Johannesburg (Afrique du Sud), les populations africaines à être les maîtresses de leur destin, afin de ne plus "tendre la main tout le temps".

’’Les populations africaines doivent concevoir, conduire et réaliser les actions afin d’être maîtresses de leur destin, et non plus tendre tout le temps la main", a souligné le président de CGLU Afrique, qui intervenait à l’ouverture, à Johannesburg, de la 7e édition du Sommet Africités, présidée par le ministre sud-africain du Plan, Jeff Radebe.

"Le CGLU-Afrique doit être forte, rassemblée et unie autour des mêmes objectifs de développement de la gouvernance locale dans la mesure où les populations en ont assez des divisions", a relevé le maire de Dakar, qui a invité à "penser global et agir local".

Pour sa part, le ministre sud-africain du Plan, Jeff Radebe, a invité les gouvernants, les élus locaux, la société civile et les populations africaines à une prise de conscience collective sur les enjeux liés à la démographie, à la disponibilité des infrastructures et la demande sociale.

LE MAIRE DE MAIRE: «LA VILLE DE DAKAR VA S’OCCUPER DE SES ORDURES»

Le maire de Dakar, Khalifa Sall a déclaré hier, mercredi 25 novembre, que la ville de Dakar ne laissera personne s’occuper de ses ordures. Le maire Khalifa Sall a fait cette déclaration lors d’un conseil municipal tenu sous sa présidence. Khalifa Sall a également réfuté toutes les raisons avancées par les autorités pour justifier le retrait de la gestion des ordures à l’entente Cadak Car. Il a ainsi annoncé la saisie de la Cours suprême pour faire casser le décret confiant la gestion des ordures dans Dakar à l’Unité de coordination et de gestion des ordures (Ucg).  

En déclarant clos le débat sur le retrait des ordures à l’entente de la Cadak Car au profit de l’Ucg, le ministre de la Gouvernance Locale, de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du Territoire, Abdoulaye Diouf Sarr était-il aller trop vite en besogne. Tout porte à le croire en tout cas. En effet, lors de la session du conseil de la ville de Dakar sous sa présidence hier, mercredi 25 novembre, le maire Khalifa Sall semble dire le contraire. Face aux membres du conseil municipal présents à cette séance, le secrétaire national à la vie politique du Parti socialiste est même allé plus loin en tapant du poing sur la table et déclaré à qui veut l’entendre que la ville de Dakar ne laissera personne s’occuper de ses ordures.

Selon lui, la gestion des ordures est une compétence naturelle des collectivités locales et la ville de Dakar ira au bout de cette bataille pour le respect de la loi. «L’autorité naturelle, compétente pour s’occuper d’ordures, ce sont les collectivités locales. La ville de Dakar va s’occuper de ses ordures. Parce que, quand c’est sale, quand ce n’est pas propre, on ne demande pas le ministère, on ne demande pas les autorités gouvernementales, on dit ou est le maire. «Deuk bi saleté na, ana maire bi» (la ville est salle où est le maire ?», a déclaré l’édile de la capitale sénégalaise tout en demandant à l’inter commission aménagement urbain de la ville d’anticiper déjà la réflexion pour la prise en charge de la gestion des ordures dans la ville de Dakar. 

«Nous ne laisserons personne s’occuper de nos ordures. Nous déferons ce texte au niveau de la Cour suprême parce qu’il viole la loi et nous ne pouvons pas l’accepter», prévient le maire socialiste de Dakar tout en poursuivant : «ce qui me gêne dans cette histoire, c’est qu’on s’est basé sur des décisions qui ont violé les textes et la loi pour prendre des décisions. Quand j’ai lu le rapport de présentation, j’ai été meurtri. Parce que moi, pour la petite expérience que j’ai de l’État, je n’ai jamais soumis un pareil rapport de présentation à mon chef. Surtout dans le fond, ce qui est écrit est contestable».

Le maire de Dakar, sur la situation des enfants de la rue : «Le sujet est délicat mais osons poser le problème»

Un séminaire inter-municipalités, sur le thème Agir pour la protection des enfants et jeunes en danger, a réuni hier les acteurs autour de la question. Ils vont se pencher sur les moyens à adopter pour éradiquer ce fléau.

Le débat sur les enfants de la rue est loin d’être épuisé dans ce pays. De la Médina aux Almadies en passant par Grand-Dakar, Grand-Yoff, on est frappé d’apercevoir cette horde de gamins, déguenillés, qui errent dans les rues de la capitale à la recherche du pain quotidien. Cette image interpelle les autorités qui essaient de trouver des solutions à cette situation. Le Samu social international et des maires d’Afrique ont organisé hier un séminaire inter-municipalités sur le thème Agir pour la protection des enfants et jeunes en danger à l’Hôtel de ville de Dakar. Pour Khalifa Sall, maire de Dakar, «la question est devenue très inquiétante, alarmante». Et il poursuit : «Le sujet est délicat parce qu’on nous parle d’enseignement coranique mais osons transgresser, posons le problème, l’enseignement coranique n’est qu’un prétexte, ce qui se passe c’est une exploitation des enfants, un vrai racket.» Devant Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Gouvernance locale, Khalifa Sall a demandé la formation d’une alliance regroupant les parents, les autorités et les maîtres coraniques pour endiguer cette «épineuse question». 

Le maire de Dakar sur la gestion des ordures ménagères: « Un document politique ne peut pas dissoudre un décret »

Le maire de Dakar, Khalifa Sall a haussé le ton hier. Il a mis à profit la réunion du Conseil municipal de la Ville de Dakar pour asséner ses vérités au gouvernement. Il s’est aussi montré déterminé à défendre ses droits suite au décret présidentiel qui confère la gestion des ordures de la ville de Dakar à l’Unité de coordination de la gestion (Ucg) des déchets solides au détriment de l’Entente Cadak-Car. 

« La gestion des ordures est une compétence naturelle des collectivités locales. Dans tous les pays au monde, ce sont elles qui ont en charge la gestion jusqu’à la valorisation des déchets. Si on prend les ordures d’une intercommunalité, on les donne aux communes. Si l’État veut gérer les ordures, alors qu’il modifie le Code des collectivités locales comme le régime précédent l’avait fait », a martelé le maire socialiste. 

JURY POPULAIRE: «Wax Ak Sa Maire» reçoit le Maire de la Ville de DAKAR

Après le Sénégal des profondeurs,

Le mouvement Y en a Marre termine la première phase de sa campagne dénommée «Wax Ak Sa Maire» par la région de Dakar.

Le mardi 10 novembre 2015 à 17H à la place du souvenir, les populations de Dakar recevront monsieur Khalifa Ababacar SALL, maire de la ville.

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