Le Maire

CGLUA réunit à Tanger (MAROC) : Mise en place d'un Fonds de développement des villes africaines

Le comité exécutif de cités et gouvernements locaux unis d'Afrique (CGLUA) a clôturé les travaux de sa 12e réunion, lundi soir à Tanger, avec une ferme détermination pour la mise en place du Fonds de développement des villes africaines.

Intervenant lors de la cérémonie de clôture, le président de CGLU Afrique, Khalifa Ababascar Sall, a affirmé que les membres du CGLU se sont accordés à mettre en place ce Fonds qui va permettre aux villes d'Afrique de relever les défis liés à la décentralisation et à l'amélioration de la performance et de la gouvernance des collectivités locales (CL), en particulier dans le domaine de la gestion et de leur autonomisation financière.

Le responsable a salué les efforts déployés par le Maroc en matière de gouvernance et de développement local et le chantier de régionalisation avancée dans lequel il s'est engagé, notant avec grande satisfaction les dispositions mises en œuvre par le Royaume pour réussir l'organisation de cette grand-messe et permettre au CGLUA de jouer le rôle qui lui échoit et de renforcer ses capacités pour la promotion du développement des pays africains. 

«Les CL africaines devraient être des entités complémentaires afin de renforcer le développement local des pays du Continent africain et de promouvoir leur rayonnement à l'échelle internationale», a-t-il souligné.

L’ancien ministre et Maire de Dakar, Amadou Clédor Sall n’est plus

Amadou Clédor Sall n’est plus.

L’ancien ministre de l’Intérieur, de la justice et des Forces armées, sous le magistère du président Léopold sédar Senghor, par ailleurs 18 em Maire de Dakar de 1979 à 1984 s’est éteint la nuit du dimanche 29 au lundi 30 mars au centre hospitalier universitaire de Dakar. Il y est interné depuis quelques jours.

Khalifa Sall : « La mairie n’a pas besoin d’une garantie du gouvernement»

Ferloo.com: Khalifa Sall, le maire de Dakar n’a pas mis du temps pour répondre au gouvernement qui a bloqué l’opération de l’emprunt obligataire que la mairie voulait lancer.

«Nous n’avons pas besoin de garantie du gouvernement. La mairie a travaillé sur le projet depuis quatre (04) ans. Elle a obtenu tout ce qu’il faut pour lancer l’emprunt obligataire. Jusque-là personne n’était contre», précise le maire de Dakar Khalifa Sall, regrette-t-il avant de marteler dans la foulée, «cette affaire dépasse le cadre politique».

Il a fait savoir que la mairie doit payer 9,7 milliards de dette pour l’investissement devant rapporter des bénéfices à la ville de Dakar. Cet emprunt de la BAD a un différé de 3 ans et le prêt de l’AFD de 6,2 milliards avec un différé de 7 ans.

Khalifa Sall menace : « Cette situation est gênante pour tout le monde, et si cette situation devait perdurer, nous sommes aussi un pays de droit… »

Le maire de Dakar est très remonté par les arguments du Premier ministre Mohamed Dionne, hier face aux députés qui faisait état d’une dette de la ville de Dakar pour justifier la suspension de l’emprunt obligataire. « On nous parle d’endettement de la ville et de compte spéciaux, mais la seule chose qu’ils ne veulent pas dire, c’est qu’il y a deux types d’endettement : un long terme qui sera payé par l’argent de la ville et un endettement de treize ans que nous paierons jusqu’en 2023. Ce sont les seuls prêts que la trésorerie  va payer » dira-t-il. 

Khalifa Sall qui subodore une volonté du Gouvernement de lui nuire, a noté qu’il ne s’aviserait jamais par des endettements à mettre en danger une collectivité locale qu’il dirige. « Ils savent qu'entre l’encours de la dette et le service, c’est au niveau du service qu’on apprécie la soutenabilité d'un endettement. D’ici 2023, chaque année le maximum que la ville va payer c’est 1,7 milliard. Et cela, ils le savent mieux que moi, donc quand ils viennent à donner un chiffre, sans dire quel est l’encours et quel est le service de la dette, il y une volonté qu’on n’ose pas qualifier » précisera-t-il. 

Rejet de l’emprunt obligataire de Dakar : Khalifa Sall démonte Amadou Bâ

Le maire de Dakar a choisi son Conseil municipal pour porter la réplique aux membres du gouvernement. Khalifa Sall se dit convaincu que les arguments brandis par les services de Amadou Ba, pour bloquer l’emprunt obligataire de la ville de Dakar, ne sont pas solides.

Le blocage par l’Etat du Sénégal de l’emprunt obligataire souscrit par la ville de Dakar est un acte «gênant» et «surprenant», selon le maire de Dakar Khalifa Sall. «Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est l’attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, nous a donné son avis de non-objection et qui aujourd’hui, dépose des arguments qui, pour nous, ne peuvent pas prospérer. 

Tous ces éléments, l’Etat en disposait en juillet 2014, quand il donnait son avis de non-objection. Pourquoi maintenant, c’est ça qui nous gêne», a indiqué le maire de Dakar à l’issue d’une session ordinaire du Conseil municipal de la ville, dont l’un des principaux points a été cet emprunt. 

La sortie du maire de Dakar, qui intervient au lendemain de celle du Premier ministre et de ses ministres devant les parlementaires, a surtout battu en brèche les arguments avancés par l’argentier de l’Etat pour expliquer son opposition à cette opération de levée de fonds. Selon Khalifa Sall, depuis quatre ans que ses services travaillent sur ce dossier, l’Etat du Sénégal a toujours été présent. Aussi bien en 2012 qu’en avril et juillet 2014, indique-t-il, l’Etat du Sénégal a marqué son accord par des avis de non-objection délivrés à la Ville et à son dossier. «Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, l’Usaid, la Banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, l’ont tous fait parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection», indique-t-il. Le retour en arrière de l’Etat du Sénégal pourrait ainsi avoir des conséquences. 

Emprunt obligataire: Khalifa Sall dénonce le « wakh wakhète » du régime de Macky Sall

Le blocage de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar par l’Etat du Sénégal a mis le maire de Dakar dans tous ses états.

« Ce qui nous gène c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire, c’est gênant. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, que ce soit l’Usaid, la Banque mondiale… se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection. Le fait pour l’Etat de se rétracter, le wakh wakhète de l’Etat n’est pas sans conséquence, parce qu’il y a une loi de 1970 qui régente un peu les décisions de l’Etat et les modalités, les conditions, les moyens par lesquels, il peut revenir sur ses décisions. Mais surtout il y a eu des jurisprudences de la Cour suprême portant sur des noms très célèbres ».

Dans cet ordre d’ides, avance le maire de Dakar, « quand l’Etat prend une décision pour une personne, pour une institution, et cette décision crée des avantages, ou crée des conséquences, il ne peut pas se rétracter, au-delà de deux mois ».

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar: Khalifa Sall dément Amadou Ba

Lors du passage du Premier ministre devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba avait rappelé que la mairie de Dakar n’était pas à son premier essai concernant l’appel public à l’épargne. Le maire d’alors Pape Diop avait voulu faire la même opération mais il avait fait face au refus du gouvernement qui avait estimé que les conditions financières de la ville ne permettaient pas de faire une telle opération.

Oui, Pape Diop avait voulu faire un emprunt obligataire mais les raisons avancées par le ministre de l’Économie ne sont pas les vraies raisons qui ont fait que le projet de Pape Diop n’ait pas été validé, à en croire Khalifa Sall. “Quand la ville de Dakar avait fait cette démarche, il y avait un obstacle institutionnel. A ce moment, il y avait un vide juridique, le CREPMF n’avait pas de texte pour accueillir les collectivités locales. Les textes ont eu lieu en 2009.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar : les raisons de la suspension ne sont pas valables, selon Khalifa Sall

APS: Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a jugé vendredi non valables les «raisons techniques» invoquées par le gouvernement du Sénégal pour suspendre l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA prévu par la municipalité de la capitale.

«Pour la suspension de l’emprunt, ils (les membres du gouvernement) ont dit que c’est des raisons techniques, mais il n’y a plus d’arguments techniques valables», a-t-il déclaré à des journalistes à l’issue d’une session extraordinaire du conseil municipal de Dakar.

«Sur toutes les interpellations, a soutenu Khalifa Sall, d’abord avec le ministre des Finances, en comité technique, en sa présence et en présence des bailleurs, sur la base de mémoires (…) nous avons démontré que ces arguments n’étaient pas recevables.»

Il trouve «navrante» cette «attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».

«Que ce soit des arguments sur la discontinuité, que ce soit des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», a fait valoir Khalifa Sall.

En 2014, le conseil municipal de Dakar a autorisé la mairie de lancer un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le but de trouver de l’argent pour financer des infrastructures.

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