Le Maire

Rejet de l’emprunt obligataire de Dakar : Khalifa Sall démonte Amadou Bâ

Le maire de Dakar a choisi son Conseil municipal pour porter la réplique aux membres du gouvernement. Khalifa Sall se dit convaincu que les arguments brandis par les services de Amadou Ba, pour bloquer l’emprunt obligataire de la ville de Dakar, ne sont pas solides.

Le blocage par l’Etat du Sénégal de l’emprunt obligataire souscrit par la ville de Dakar est un acte «gênant» et «surprenant», selon le maire de Dakar Khalifa Sall. «Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est l’attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, nous a donné son avis de non-objection et qui aujourd’hui, dépose des arguments qui, pour nous, ne peuvent pas prospérer. 

Tous ces éléments, l’Etat en disposait en juillet 2014, quand il donnait son avis de non-objection. Pourquoi maintenant, c’est ça qui nous gêne», a indiqué le maire de Dakar à l’issue d’une session ordinaire du Conseil municipal de la ville, dont l’un des principaux points a été cet emprunt. 

La sortie du maire de Dakar, qui intervient au lendemain de celle du Premier ministre et de ses ministres devant les parlementaires, a surtout battu en brèche les arguments avancés par l’argentier de l’Etat pour expliquer son opposition à cette opération de levée de fonds. Selon Khalifa Sall, depuis quatre ans que ses services travaillent sur ce dossier, l’Etat du Sénégal a toujours été présent. Aussi bien en 2012 qu’en avril et juillet 2014, indique-t-il, l’Etat du Sénégal a marqué son accord par des avis de non-objection délivrés à la Ville et à son dossier. «Ce qui nous gêne, c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, l’Usaid, la Banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, l’ont tous fait parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection», indique-t-il. Le retour en arrière de l’Etat du Sénégal pourrait ainsi avoir des conséquences. 

Emprunt obligataire: Khalifa Sall dénonce le « wakh wakhète » du régime de Macky Sall

Le blocage de l’emprunt obligataire de la mairie de Dakar par l’Etat du Sénégal a mis le maire de Dakar dans tous ses états.

« Ce qui nous gène c’est que l’Etat du Sénégal puisse se dédire, c’est gênant. Tous les partenaires qui se sont engagés dans le projet, que ce soit l’Usaid, la Banque mondiale… se sont tous engagés, parce que l’Etat nous avait donné un avis de non-objection. Le fait pour l’Etat de se rétracter, le wakh wakhète de l’Etat n’est pas sans conséquence, parce qu’il y a une loi de 1970 qui régente un peu les décisions de l’Etat et les modalités, les conditions, les moyens par lesquels, il peut revenir sur ses décisions. Mais surtout il y a eu des jurisprudences de la Cour suprême portant sur des noms très célèbres ».

Dans cet ordre d’ides, avance le maire de Dakar, « quand l’Etat prend une décision pour une personne, pour une institution, et cette décision crée des avantages, ou crée des conséquences, il ne peut pas se rétracter, au-delà de deux mois ».

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar: Khalifa Sall dément Amadou Ba

Lors du passage du Premier ministre devant les députés, jeudi à l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba avait rappelé que la mairie de Dakar n’était pas à son premier essai concernant l’appel public à l’épargne. Le maire d’alors Pape Diop avait voulu faire la même opération mais il avait fait face au refus du gouvernement qui avait estimé que les conditions financières de la ville ne permettaient pas de faire une telle opération.

Oui, Pape Diop avait voulu faire un emprunt obligataire mais les raisons avancées par le ministre de l’Économie ne sont pas les vraies raisons qui ont fait que le projet de Pape Diop n’ait pas été validé, à en croire Khalifa Sall. “Quand la ville de Dakar avait fait cette démarche, il y avait un obstacle institutionnel. A ce moment, il y avait un vide juridique, le CREPMF n’avait pas de texte pour accueillir les collectivités locales. Les textes ont eu lieu en 2009.

Emprunt obligataire de la mairie de Dakar : les raisons de la suspension ne sont pas valables, selon Khalifa Sall

APS: Le maire de Dakar, Khalifa Sall, a jugé vendredi non valables les «raisons techniques» invoquées par le gouvernement du Sénégal pour suspendre l’emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA prévu par la municipalité de la capitale.

«Pour la suspension de l’emprunt, ils (les membres du gouvernement) ont dit que c’est des raisons techniques, mais il n’y a plus d’arguments techniques valables», a-t-il déclaré à des journalistes à l’issue d’une session extraordinaire du conseil municipal de Dakar.

«Sur toutes les interpellations, a soutenu Khalifa Sall, d’abord avec le ministre des Finances, en comité technique, en sa présence et en présence des bailleurs, sur la base de mémoires (…) nous avons démontré que ces arguments n’étaient pas recevables.»

Il trouve «navrante» cette «attitude du gouvernement du Sénégal qui, à trois reprises, a donné à la mairie son avis de non-objection et qui, aujourd’hui, lui oppose des arguments ne pouvant pas prospérer».

«Que ce soit des arguments sur la discontinuité, que ce soit des arguments sur les effets contingents, sur la délibération de mars 2014, sur l’endettement de la Ville ou sur les avances de trésorerie, l’Etat disposait de tous les éléments en juillet 2014 quand il donnait son avis de non-objection», a fait valoir Khalifa Sall.

En 2014, le conseil municipal de Dakar a autorisé la mairie de lancer un emprunt obligataire de 20 milliards de francs CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), dans le but de trouver de l’argent pour financer des infrastructures.

Emprunt obligataire de la Ville de Dakar : Khalifa Sall dénonce le double langage de l’Etat

kasREWMI.COM: Le maire de Dakar et ses projets donnent-ils des frissons aux hautes autorités de la République ? Depuis 4 années, la Ville de Dakar porte un projet ambitieux pour le bien être des populations sénégalaises. En lançant un emprunt obligataire d’une vingtaine de millions qui a reçu le soutien du gouvernement américain, de la Banque mondiale, des cités et Villes unies d’Afrique, malgré les 3 avis de non objection du gouvernement du Sénégal, l’approbation du conseil municipal,  c’est le blocage. L’édile de la capitale fustige le langage flou des autorités et tacle le ministre Amadou Ba. De l’argent qui ne va pas dans le fonctionnement. De l’argent emprunté pour permettre à une collectivité locale de disposer de ressources autres que les taxes et recettes. Cela fait quatre ans que la Ville de Dakar mobilise ses ressources humaines, plus de quatre milliards, dans des études pour un projet ambitieux et révolutionnaire.

Cela fait sortir de leurs gonds des élus, comme Moussa Sy et Alioune Ndoye. Mais hier, le maire de Dakar les a tempérés. Ses partenaires, l’Usaid, la Bm, cherchent des voies et moyens pour une issue heureuse. Les services du ministère des finances  ne parlent pas le même langage. «Un ministre qui dit ne pas être informé», alors que l’Etat a signé. Il s’est rétracté par la suite.

Liste des anciens Maires de Dakar

Les Maires de 1887 à nos jours :

1887 : Jean ALEXANDRE

1892 : Charles de Margueritte MONFORT

1896 : Jean ALEXANDRE

1898 : Fernand MARSAT

1903 : TEISSEIRE

1908 : André MASSON

1919 : LAVIE

Khalifa Ababacar SALL président de la CGLU-AFRIQUE signe un Partenariat stratégique pour le développement avec la Commission Européenne.

La Commission Européenne et CGLU ont signé le 28 janvier le premier partenariat sur la coopération et le développement. Les réseaux de gouvernements locaux et régionaux qui ont signé cet Accord Politiquese sont engagés à agir selon des objectifs communs pour réduire la pauvreté et les inégalités dans le monde, afin de promouvoir la démocratie et le développement durable.

Ce nouveau partenariat représente une étape importante pour l’implication des gouvernements locaux et régionaux dans les politiques de développement. Il reconnait le rôle des municipalités, des villes et des régions en tant qu’acteurs dans la mise en oeuvre des politiques contribuant à résoudre les enjeux mondiaux au niveau local.

L’accord stratégique a été signé en présence de Neven Mimica, Commissaire Européenne à la Coopération Internationale et au Développement, Kadir Topbaş, Maire d’Istanbul et Président de CGLU, ainsi que les représentants politiques des organisations également signataires : Anne Hidalgo, Maire de Paris et Présidente de l’Association Internationale des Maires Francophones (AIMF);  Lazaros Saviddes, Maire de Strovolos (Chypre) and membre du Bureau du Commonwealth Local Government Forum (LGIB); Khalifa Sall, Maire de Dakar et Président de CGLU-Afrique ; Annemarie Jorritsma, Maire d’Almere (Pays-Bas) and Présidente du Conseil des Communes et des Régions d’Europe (CCRE), représentant PLATFORMA. Grâce à ce partenariat, les deux institutions que sont la Commission Européenne et CGLU s’engagent à renforcer le réseau mondial et à contribuer à la durabilité, comme elles l’ont déclaré lors du point presse se tenant avant la signature de l’accord.

'' Agir local revient à agir efficacement pour le développement'', selon le maire de Dakar

Tous les pays du monde ont aujourd’hui compris qu'’’il faut agir local’’ pour agir efficacement pour le développement, a affirmé samedi, le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.

"Le monde entier a compris que pour agir efficacement pour le développement, il faut agir local", a notamment dit M. Sall, à l'ouverture de l'Assemblée générale de l'association des maires du Sénégal (AMS).

Cette rencontre s'achèvera dimanche par le renouvellement du bureau de l'AMS élu en 2009 et l'adoption de nouveaux statuts. Avec l'acte 3 de la décentralisation qui a consacré la communalisation universelle et supprimé les conseils communautaires et régionaux, l'AMS est passée de 150 à environ 600 membres.

"Cet acte 3 de la décentralisation est une étape importante de la gouvernance locale au Sénégal. Le défi qui nous attend avec cet acte 3 porte essentiellement sur le financement des collectivités locales, la consolidation du dialogue politique et la définition du statut de l'élu local", a affirmé Khalifa Sall.

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